L’origine du genre de la dark romance est au pire inconnue, au mieux plurifactorielle. Ainsi, pour reconnaître une dark romance, il faudrait analyser ses contenus, sa trame et son dénouement. En effet, ce qui semble lier tous ces ouvrages est la fin heureuse après une lente évolution de la relation des personnages. La relation doit passer de maltraitante à heureuse par tout autant de ressorts scénaristiques possibles, par tout autant de raisons que l’auteur pourra imaginer an de justier cette évolution.
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Dans ce brouhaha confus d’idées, de caractéristiques et d’origines, qui et que croire ? L’objectif de ce travail sera de décortiquer ce genre aussi indéfinissable que paradoxal. Comment expliquer que les dark romance soient aussi appréciées par son lectorat féminin, alors qu’elles valorisent et utilisent les violences faites aux femmes ? Et, au-delà même de cette appréciation, pourquoi ce genre est estimé comme émancipateur par ses lectrices ?
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Dans un premier temps, je me pencherais sur les spécificités des plateformes de publications de fanfictions, et en quoi ces dernières ont pu avoir une influence sur l’écriture ainsi que les genres ciblés par les auteurs et autrices.
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Je m'attarderai ensuite sur le genre de la dark romance dorénavant publié et institutionnalisé par les maisons d’éditions, en opposition à celles qui vivent sur des plateformes d’auto-éditions. Je dessinerai ce que la dark romance permet en termes de modulation des contenus et de propositions artistiques.
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Afin d’observer ce que ce genre nous offre, je l’opposerai tout d’abord à un autre de ses potentiels ancêtres qu’est la littérature érotique. J’analyserai tout d’abord J comme Joue avec moi de Megan Hart, de la collection Sexy des éditions Harlequins. Je le comparerai à Délicieuse Soumission, écrit par Tiffany Reisz et appartenant à la collection Spicy de la même maison d’édition. L’objectif sera de comparer ces titres, ces collections afin de déterminer ce que Harlequin modèle vraiment comme contenus, au-delà de l’image mièvre et industrielle qu’elle dégage.
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En dépit de la grande quantité de livres et de propositions, mon choix s’est axé sur deux œuvres en particulier. J’ai tout d’abord entrepris d’étudier le tome 1 de Captive, par Sarah Rivens.
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j’ai privilégié le tome 1 de L’Ombre d’Adeline, de son titre original Haunting Adeline, de H. D. Carlton.
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