Here's a version of the abstract which is in English:
New Romance readership survey. From homogeneity to heterogeneity of profiles.
The editorial phenomenon of new romances (New Romance, Dark Romance, Romantasy, etc.) has sparked critical and media reactions that are generally hostile and concerned about the effects of these readings on their audience. Given the limited data available to accurately understand the scope of this phenomenon, this study aims to investigate the readers of these romances. Adopting a comprehensive approach based on the contextualization of reading practices and the interpretation of readers, the objective is to uncover, through a survey combining questionnaires and interviews, the various modes of reception of these new romances.
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ces romans sont les best-sellers d’un genre nouveau, héritier à la fois de la littérature young adult et des romans sentimentaux. Ces nouvelles romances, souvent rassemblées sous l’appellation New Romance, se déclinent en plusieurs sous genres (dark romance¸ romantasy…) et occupent, depuis quelques années, une place exponentielle dans les rayons des librairies.
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Cet article propose d’apporter des éléments de réponse à ces questions à partir d’une enquête menée par questionnaire et complétée par des entretiens. Le questionnaire a été administré à un échantillon de jeunes étudiants inscrits dans un IUT de province. Diffuser le questionnaire à tous les étudiants d’un établissement universitaire, plutôt qu’au sein de communautés de fans, a permis d’inclure non-lecteurs, faibles lecteurs et lecteurs critiques, et donc de mieux enregistrer les différences de pratiques et de réception.
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Au total, 263 étudiants et étudiantes ont répondu complètement au questionnaire. 192 sont des femmes, et parmi celles-ci, 137 (soit 71,4 %) ont indiqué avoir déjà lu au moins un roman de romance contemporaine. À l’inverse, seulement 8 des 59 hommes ayant répondu indiquent avoir déjà lu au moins un livre de New Romance et assimilés.
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La plupart des best-sellers récentsdu genre se retrouvent donc logiquement parmi les plus lus par notre échantillon de répondantes, parfois dans des proportions très élevées (After d’Anna Todd a ainsi été lu par 51 % des répondantes, et 57,8 % ont lu au moins un roman de Colleen Hoover). Ces chiffres attestent que la New Romance constitue aujourd’hui une expérience de lecture quasi généralisée pour les jeunes femmes.
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L’analyse factorielle montre que, dans le cas des nouvelles romances, pratique et réception sont étroitement liées. Plus on lit de livres de ce genre, plus on est susceptible de penser qu’ils aident à mieux se comprendre et qu’ils présentent des héroïnes émancipées plutôt qu’une image dégradée des femmes.
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Les mêmes récits peuvent être dénoncés comme complices d’une domination masculine persistante, ou au contraire valorisés comme vecteurs d’émancipation et d’éducation sexuelle. Ce clivage rappelle que la réception ne se réduit pas à un effet de texte, mais relève d’une confrontation entre cadres de lecture, trajectoires de socialisation et positions dans l’espace social.
Here's a version of the abstract which is in English:
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